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Relâcher ses bras, c’est relâcher sa barre

Relâcher ses bras, c'est relâcher sa barre

Il est fréquent en haltérophilie comme en CrossFit d’entendre que les bras doivent être relâchés lors du tirage, alors simple question, pourquoi relâcher ses bras ?
C’est une question que je me suis posée en oubliant toutes les explications que l’on a pu me fournir et en installant une logique biomécanique. On voit bien que chez certains profils, mettre en place cette « inaction » est un handicap.

Les muscles de l’avant bras sont notamment composés du fléchisseur commun des doigts. Relâcher cette flexion des doigts s’apparenterait à relâcher sa barre même avec un hookgrip. Pour info, le hookgrip nécessite une flexion des doigts et permet d’augmenter le contact de l’intérieur de la main avec la barre afin d’éviter tout relâchement lors du tirage et empêcher que le barre ne retombe sur le poignet à la réception.

Les muscles de la flexion du coude dont le biceps est l’acteur principal n’a pas la faculté à lui seul de se fléchir avec une charge lourde, il va travailler en synergie avec le grand dorsal qui exerce lui la rétropulsion du bras. Le biceps se contracte pour maintenir la tête humérale dans son axe, cette contraction nécessitera d’être plus importante chez un longiligne puisqu’un levier long est plus faible.

Bien souvent un pratiquant de type longiligne aura de meilleurs capacités au « deadlift / soulevé de terre » et donc sur les mouvements de « pull / tirage » en général puisqu’il a un tronc court et des segments long. Un levier long développera moins de puissance qu’un levier court, c’est ainsi dans une très grande majorité des cas (les attaches tendineuses peuvent être des exceptions qui confirment la règle). Dans le cas d’un longiligne, le dorsal est un levier court, il sera donc plus puissant, ce qui facilitera la rétropulsion du bras malgré une charge lourde.

Un crispation des bras est donc nécessaire pour tenir la barre mais également pour maintenir la tête humérale en place dans la rétropulsion du bras lors du tirage. La flexion du coude devra elle, être interprétée afin de savoir si elle est néfaste ou au contraire utile dans le travail du tirage.

Il faut utiliser les forces de chacun, peut importe où elles sont.

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