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Les exercices n’auto-corrigent pas

Les exercices n'auto-corrigent pas

Non, un exercice n’auto-corrige pas. Cet article dédié à la pratique de l’haltérophilie et du CrossFit, mais ce schéma est reproductible dans toutes les pratiques sportives.

Certains exercices vont bien sûr faciliter la mise en place des actions demandées. Par exemple, le fait de marquer un temps d’arrêt en réception du split jerk met l’athlète dans un effort isométrique. Certes, il va devoir stabiliser sa barre pour marquer cette pause. Mais en aucun cas, l’exercice ne lui explique quelles actions vont lui permettre de se stabiliser, ni lui faire comprendre quelle est la cause de cette instabilité.

Si on ne cherche pas à comprendre la cause du problème, mais qu’on regarde simplement sa conséquence visible, alors la progression de l’athlète sera beaucoup plus lente puisqu’il est dans l’incompréhension du résultat.

Gardons cet exemple du split jerk. Si au moment du dip (appel) le pratiquant bascule vers l’avant (visible soit par un décollement précoce des talons à la poussée ou soit par la prise d’un repère vertical comme référence), alors la barre sera forcément propulsée vers l’avant et le temps d’arrêt en position de split n’y changera rien, si ce n’est de compenser par un effort exagéré des deltoïdes postérieurs, trapèze et quadriceps + mollet de la jambe avant.

Le problème est la cause, non la conséquence. Sachant que pour une même conséquence, il y aura des causes différentes. Le coach doit avoir la faculté d’adaptabilité dans le cadre d’une optimisation technique.

Donne du sens à tes exercices

Une consigne d’exécution ne fonctionnera que sur des pratiquants présentant déjà des aptitudes motrices développées. Une consigne d’exécution doit être accompagnée de consignes motrices pour être certain de la bonne réalisation du mouvement mais surtout pour sa bonne compréhension. Si le pratiquant peut mettre des mots sur ses actions et en comprendre l’intérêt, alors il aura plus de chance de réussir à mettre en place les consignes. Il reussira donc plus rapidement à progresser sur l’aspect technique.

Bien s’entraîner c’est commencer par savoir exécuter un mouvement de la bonne façon en prenant conscience des actions nécessaires.

C’est ici toute la différence entre un coach et un bon coach. Sera t-il capable de démontrer l’intérêt des actions nécessaires ? Sera t-il capable d’adapter son discours ? Le développement d’un coach réside en grande partie en ses pratiquants, le feedback est primordial. Le coach doit être animé par l’envie d’être compris de ses pratiquants.

Une logique de motricité doit découler de chaque explication. Un exercice validera la mise en place des actions pour la bonne exécution du mouvement.

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